un article de François-Pierre SCHNEIDER.
Les anachronismes – ou discordances – de l’archéologie font généralement l’objet de publications dans des magazines consacrés aux sciences « parallèles », ou encore sur des sites Web spécialisés dans l’actualité mystérieuse. Pourtant en cherchant bien, on peut rencontrer aussi ces anachronismes dans les musées – malgré le contrôle exercé par l’establishment scientifique. Ainsi au musée d’Oaxaca, au Mexique, on peut voir dans des vitrines de verre de nombreux bijoux et ornements qui proviennent d’une tombe du Monte Albán, la « montagne sacrée » des Zapotèques. D’importantes excavations avaient alors eu lieu en 1932 sous la responsabilité de l’archéologue mexicain Alfonso Caso. Des ornements de jade, notamment le « ts’song », symbole chinois de la Terre, prouvent que des échanges commerciaux ont réellement eu lieu, voici près de deux millénaires, entre la Chine de la dynastie des Tchéou et l’Amérique centrale.
Et pourtant le « dogme » établi des historiens et archéologues persiste à affirmer que l’Amérique a été découverte en 1492 par un certain Christophe Colomb, et qu’auparavant ceux qu’on appelle maintenant les « Indiens d’Amérique » vivaient en autarcie complète sur leur continent, sans liens ni affinités avec le reste du monde ! Un autre exemple est celui de la « carte de Piri Reis », découverte en 1929 lors de la restauration du Palais de Topkapi, à Istanbul. Nous en reparlerons un peu plus loin. D’autres objets « hors du temps » sont les piles de Bagdad, l’astrolabe d’Anticythère ou encore les artéfacts égyptiens sur lesquels nous reviendrons également.
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Des ampoules électriques à l’époque des pharaons ?
Si les anciens Egyptiens et Sumériens connaissaient l’électricité, pourquoi n’auraient-ils pas fabriqué des ampoules électriques ? En tout cas, le rapprochement est parfois fait avec un bas-relief du temple de Dendérah en Haute-Egypte. Ce serait, ni plus ni moins, une figuration d’ampoule électrique ou de tube à décharge ! Tout comme la pile l’a été par Volta, l’éclairage électrique n’aurait donc été que « réinventé » au XIXème siècle, après une longue période d’obscurité forcée… pour cause d’oubli d’une technologie ancienne ? Bien sûr, l’archéologie officielle verra dans cette figuration un « serpent » émergeant à la vie dans une fleur de lotus encore fermée… Et ce qu’on prend pour un « filament électrique » serait justement ce « serpent », représentation de Harsomtous (nom grec du dieu égyptien Hor-Sema-Tauy, « Horus unificateur des Deux Terres »).
En tout état de cause, les proportions sont gigantesques : les « ampoules » feraient dans les 2 m de long sur 60 cm de diamètre ! On se souviendra aussi dans ce contexte qu’un mystère inhérent à la civilisation égyptienne reste la décoration de nombreuses salles souterraines, loin de l’entrée des caveaux… L’explication traditionnelle veut que les Egyptiens utilisaient des miroirs, mais rien n’interdit de penser à une certaine forme d’éclairage électrique…
(Pour lire la suite, rendez-vous dans les pages du numéro 2 de Aux Frontières de la Science)